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Les soft skills : comment en faire des clés pour son développement professionnel


Les soft skills ou compétences comportementales sont de plus en plus valorisées au sein des entreprises.

Adaptation au monde VUCA (Volatile, Incertain, Complexe, Ambigü), digitalisation et intelligence artificielle, excellence du service client, développement et investissement durable, mesures en faveur de l'inclusivité ... autant de sujets qui nécessitent le développement des soft skills.

Un peu d'histoire ... les soft skills ont vu le jour dans le domaine militaire ... Dans les années 70, en pleine guerre du Vietnam, l'officier Paul Whitmore s'est interrogé sur la formation des militaires. Il s'est alors aperçu que la performance du groupe ne dépendait pas uniquement des compétences techniques (les "hard skills") mais également de la manière dont les membres du groupe collaboraient ensemble.

Il a formellement utilisé le terme de "soft skills" lors d'un congrès du commandement des forces armées en 1972.

Un peu plus de 50 ans après, ces "fameuses" compétences sont de plus en plus présentes au sein des entreprises.
 

1.Les soft skills : compétences essentielles pour réussir au travail?

Nous pouvons entendre ou lire parfois que ces compétences sont devenues plus importantes que les "hard skills". Nos expériences au sein de différentes structures nous font nuancer ces propos. Si elles sont certes de plus en plus valorisées et permettent de performer dans la durée, ce qui fait la force d'une personne, notamment dans des métiers où le niveau de technicité est élevé, c'est la complémentarité entre ses hard skills et ses soft skills.

Comment performer sur un poste d'actuaire, d'électricien, d'ingénieur mécanique, méthode ou d'infirmier (...) sans maîtriser les compétences métiers liées à ces postes?

Nous pourrions définir une liste infinie de soft skills, mais cela n'aurait aucun sens et n'apporterait rien, ni à l'entreprise, ni aux salariés.

 

Voici quelques exemples :

-l'adaptabilité, l'ouverture d'esprit : la volonté et la capacité d'apprendre de nouvelles compétences, de s'adapter aux changements, de se remettre en question, la flexibilité s

-l'esprit d'équipe, le sens du collectif : le fait d'être doté d'un bon relationnel, d'écouter et de communiquer avec ses collègues, de travailler en transversalité s

-l'organisation : savoir gérer son temps et ses priorités, respecter les délais, faire preuve de réactivité voire de proactivité, être polyvalent

sont des compétences précieuses et essentielles.

D'autres compétences, en fonction des missions et des responsabilités confiées, sont clés. Quelques exemples :

-l'assertivité : affirmer ses choix et décisions dans le respect de l'autre, être force de persuasion, être entendu et respecté

-l'esprit critique : évaluer les informations de manière objective, remettre en question les idées préconçues, prendre des décisions éclairées

-la capacité à proposer des solutions : savoir analyser des données et des situations, identifier des problèmes, penser différemment, faire preuve de créativité

-la résilience : gérer son stress, faire face à l'adversité, faire preuve de ténacité, ne pas se décourager, savoir rebondir après un échec

-... Autant de compétences importantes.

 

2. Comment évaluer les soft skills et mesurer leur impact?

Ces compétences sont encore trop souvent utilisées sans connaître le sens qu'elles ont au sein de l'entreprise ni à quelle(s) situation(s) objective(s) elles peuvent se rapporter.

Et, si nous souhaitons faire un feed-back constructif à un collaborateur, il est important de se baser sur des faits observables et concrets.

Nous vous proposons un partage d'expérience, réalisé en mode collaboratif, de définition et mesure possibles de ces compétences.

Nous souhaitions introduire l'évaluation des soft skills lors des rencontres semestrielles et annuelles, tout en ayant en tête une approche objective et pragmatique pour les managers.

Notre objectif? : valoriser le salarié sur ses atouts et proposer des plans de progrès pour développer ses compétences.

Nous avons alors défini un socle de compétences communes à tous les salariés de l'entreprise, nécessaires pour réussir et s'épanouir, des compétences qui sont le reflet et permettent de faire vivre les valeurs. Le travail collaboratif sur ce sujet permet d'impliquer des collaborateurs, d'écouter et de comprendre ce que "vit le terrain" au quotidien, de définir des compétences communes qui parlent à toutes et tous.

A partir de là, nous avions défini 4 niveaux, et donner un sens à chacun d'eux.

Pourquoi?

  1. En fonction du poste occupé et des responsabilités confiées, l'attente est différente.
  2. Définir en amont ce que signifie telle ou telle soft skills au sein de votre entreprise permet de mieux mesurer où se situe le collaborateur.
  3. Cela vous aide, ainsi que les membres de vos équipes, à réfléchir à des situations objectives dans lesquelles ils ont mis en oeuvre ces compétences.
  4. Cela permet, en toute transparence, de connaître les attentes pour chaque poste

 

Exemple :

  • Etre agile et ouvert d'esprit
    • Niveau 1 : Le salarié accepte les changements de toute nature et propose des actions pour améliorer son quotidien.
    • Niveau 2 : Le salarié s'adapte aux changements de toute nature et met en place des actions pour améliorer son quotidien au sein de sa direction/son service. Il est force de proposition pour remettre en cause l'existant.
    • Niveau 3 : Confronté à un changement ou à une difficulté, le salarié pense "solutions", résout des problèmes en lien avec l'organisation… Il anticipe les problèmes ou retards qui pourraient impacter ses objectifs et ceux de l'équipe ainsi que les actions qui lui permettent de mener à bien ses missions.
    • Niveau 4 : Le salarié sait valoriser les différences, les changements et les difficultés pour atteindre les objectifs de l'entreprise. Il accompagne et impulse le changement.

 

A partir de là, vous pouvez vous poser les questions suivantes :

  • Pour quel(s) poste(s) le niveau 1 correspond-il à ce que nous attendons? Le niveau 2? ...
  • Concrètement, dans quelles situations mon collaborateur a-t-il mis en pratique cette compétence et atteint le niveau correspondant aux attentes, voire dépasser? Ou sa manière d'agir n'a-t-elle pas correspondu aux attentes?

Puis partager avec lui, par exemple lors de one-to-one et/ou d'entretiens annuels, périodiques :

  • Comment peut-il capitaliser sur cette compétence? Que lui a-t-elle permis?...
  • Que s'est-il passé? Que lui manque-t-il pour progresser? Comment pouvez-vous l'aider?

Vous pouvez vous appuyer sur :

  • l'observation des membres de vos équipes dans des contextes professionnels spécifiques : une réunion, un one-to-one, la participation à un projet, une mission...
  • l'avis des pairs de vos collaborateurs : collègues, autres responsables avec lesquels ils ont travaillé de manière transverse, ou ont été clients internes
  • la réflexion des collaborateurs eux-mêmes

 

3. Et lors de recrutements?

Identifier les soft skills dès la rédaction de la fiche de poste aide à poser des questions pertinentes lors des entretiens, en lien avec le profil et les attendus du poste.

Par exemple : pourriez-vous me décrire une situation dans laquelle vous avez géré une situation conflictuelle? Qu'avez-vous mis en place? Comment avez-vous vécu cette situation? Qu'en retirez-vous?

La façon dont le candidat communique, écoute et réagit aux questions, son langage corporel vous permettent de mesurer comment il se situe par rapport à cette compétence.

Si le candidat fournit une réponse vague, n'hésitez pas à rebondir et à creuser en posant de nouvelles questions.

Cela permet de s'assurer (au moins en partie!) que le candidat saura s'intégrer au sein de l'entreprise et dans son poste, s'adapter aux valeurs et à la culture de l'entreprise.

 

En conclusion, quel que soit l'emploi et le poste occupés au sein d'une entreprise, les soft skills permettent le développement individuel et d'équipe. Elles participent à la réussite professionnelle et, ainsi, à une performance durable de l'entreprise.

Un essentiel à retenir : définir clairement les compétences attendues et être le plus objectif possible en donnant des exemples concrets
 


 

 


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